cette34

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Le 2005-01-10 10:53:48
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Nîmes et son public l'ont bien mérité
Sacrés crocos ! On sait que leur objectif cette année, c'est le retour en Ligue 2 avec, à moyen terme, l'espoir de retrouver l'élite du football français. Pourtant, hier, devant un public en manque de haut niveau, ils ont carrément oublié de s'économiser et ont foulé un mythe reverdissant sans vergogne.
Avec culot et, parfois même un certain talent. Histoire d'ajouter deux lignes sur leur liste des records. D'abord, ils n'ont jamais été éliminés en coupe (quinze matches) dans leur stade des Costières depuis son inauguration en 1990. Ensuite, avec cette victoire face à Saint-Étienne, ils sont sur une série en cours de dix-neuf rencontres consécutives sans défaite.
Pourtant, après dix minutes de jeu, on ne donnait plus très cher des chances de l'équipe de Didier Ollé-Nicolle.
Deux coups de tête du grand Piquionne, un ancien de la maison gardoise, sur deux coups de pied du gaucher Hellebuyck - un corner et un coup-franc - semblaient, en effet, avoir eu raison des ambitions nîmoises. A 2 à 0 pour des Verts incroyablement réalistes, la messe semblait dite. Et lorsque Hellebuyck envoya le ballon, d'un petit coup de patte, sur la transversale, on se demandait seulement quel allait être le tarif final...
« On a marqué trop vite » dira Piquionne après le match. « Ils avaient 80 minutes pour revenir... »
« A 2 à 0, on a oublié les fondamentaux concernant les replacements » ajoutera Sablé, le capitaine vert. « On n'a pas su gérer. De toute façon, on est meilleurs lorsqu'on est dos au mur, ce qui montre bien nos limites. Les Nîmois méritent le gain du match ».
Une évidence. Car si les Crocodiles ont renversé une partie bien mal engagée pour eux, ils ne le doivent pas seulement à la léthargie stéphanoise. Sans être géniaux, ils ont été bons, mettant, avec l'aide de leurs supporters, la fameuse pression sur l'ASSE.
Et puis, et surtout, ils avaient une belle envie, symbolisée par l'omniprésent Benhamou, récompensé par sa réussite chanceuse de la 32e minute. Le genre d'envie qui transforme un honnête joueur de championnat en un guerrier de coupe...
Des rouges vifs face à des verts pâles.
Ils ont gagné la bataille du milieu sans contestation possible. Dans ce secteur, on imaginait que Feindouno, Hellebuyck et Sablé domineraient. Les deux premiers ont été quasiment transparents et le troisième brouillon. A tel point que Dembélé et Enza-Yamissi, vraiment excellents, leur ont donné la leçon.
Devant, Chavas a "mangé" un Carteron plus vraiment au niveau tandis que Verschave a surgi quand il fallait devant le fébrile Le Crom, à 25 minutes de la fin de ce 32e de finale qu'ils dominaient depuis un moment.
De quoi faire bouillir Élie Baup sous sa casquette. Impuissant, il a bien tenté le tout pour le tout en lançant dans le bain Le Tallec et Gomis, deux talentueux minots. Rien n'y a fait. D'ailleurs, le contraire aurait presque été injuste tant, on l'a compris, ce match était pour Nîmes Olympique. La qualification n'est pas volée, c'est le moins que l'on puisse dire. L'aventure en Coupe peut continuer.
Reste simplement à savoir si, en signant ce magnifique exploit, les Nîmois n'ont pas laissé trop de forces sur leur désastreuse pelouse à l'orée de la deuxième partie du championnat. Réponse dès cette fin de semaine face à Cannes devant le si précieux public des Costières...
---------------------- fier d'etre lillois |
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